Mairie de l'Huisserie

Patrimoine local


Les fouilles dévoilent L’Huisserie médiévale

 

Des visites ont été organisées en juillet par le bureau d’études Evéha, en charge du chantier de fouilles réalisées sur le site du futur lotissement de la Perrine. Plusieurs groupes, dont un constitué d’élus et de personnel communal, ont profité des éclairages très instructifs de Pauline Lhommel, médiéviste et directrice du chantier.

Plusieurs "traces" évoquent un passé actif sur la zone. Un pilier, par exemple, est le signe d’une occupation relativement dense du 13e au 16e siècle ; il laisse à penser qu’une zone artisanale s’y trouvait. D’ailleurs, une zone d’habitats est confirmée. Un bloc de schiste et d’ardoise servant à évacuer l’eau et un puits ont été retrouvés. Des parois de four et une zone de stockage de kaolin pour céramique également ; la proximité de Saint-Pierre le Potier présage qu’il ne s’agissait pas de poterie, mais peut-être y a-t-il eu une activité de verre. Dans la partie la plus au sud, près de la haie qui longe les maisons du quartier de l’Aître au Royer, les archéologues ont retrouvé beaucoup de céramiques, sans doute un ensemble de foyers culinaires en raison des carcasses d’animaux à proximité et d’un fragment de mortier, rond et de faible hauteur, avec trois anses et un bec verseur.

Plusieurs autres parties de céramique locale étaient enfouies. Comme un morceau de ’lèchefrite’, à placer dans le feu sous les viandes pour récupérer les jus, même si aucune trace de glasure, enduit évitant l’absorption des sucs, n’y apparaît.

La fin des fouilles approche. Mi-juillet l’équipe va procéder au "démontage" du chantier, c’est à dire au creusement avec un engin pour voir sous le bloc de schiste. Mais le travail ne sera pas encore fini. Pauline Lhommel prévoit encore deux années pour analyser et étudier chaque fragment étiqueté, photographié et répertorié. Il faudra aussi essayer de déterminer à quoi servait ce site et quand il a été abandonné. Les scientifiques vont chercher à comprendre d’où venaient les scories retrouvées, rejets métallurgiques dont la présence ne s’explique pas encore. Un archéo-géologue va étudier les restes d’animaux, pour déterminer s’ils ont été cuits ou non.
Il faudra attendre donc encore deux ans pour lire le rapport, rédigé par une dizaine de spécialistes, et savoir qui a vécu ici, comment et ce qu’ils y faisaient.

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Un des groupes sur le site...
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...observant et écoutant...
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...les commentaires de Pauline Lhommel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les plots jaunes correspondent aux anciens fossés
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La médiéviste montre une pile de fondation d’un porche, signe d’une occupation dense entre le 13e et le 16e siècle
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Ce fragment de céramique dit "œil de perdrix" est du 16e siècle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Voici un pied de verre en céramique importé à l’époque...de Sarthe !
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Un morceau de "lèchefrite" en céramique montre qu’il y avait des foyers culinaires
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Il faudra encore deux années d’études hors site avant de rédiger un rapport

 


Les fleurs d’un bouquet européen

Le jumelage entre les deux communes est né en 1975. A l’époque, les représentants des deux communes affichaient ainsi leur volonté de rapprocher les populations après des événements historiques particulièrement douloureux.
Au fil des ans, les liens se sont tissés, les amitiés sont nées, au travers d’échanges sportifs, culturels ou festifs. La découverte de l’environnement et des modes de vie de l’autre a profité à chacun.
Plus récemment, les jeunes des deux communes ont exprimé leur volonté de se rencontrer, d’échanger. Un état d’esprit nouveau est apparu qui dépasse largement la relation franco-allemande : l’ouverture à l’Europe.
Le jumelage semble être à un tournant, le regard vers le passé s’estompe, il laisse place à une vision qui s’élargit progressivement aux autres nations.
Les générations futures sauront inévitablement s’ouvrir aux autres européens. Les échanges se feront de plus en plus naturels. La tolérance et la paix seront les vainqueurs de notre évolution.

 

Hommage à l'Europe
L’œuvre est une structure extérieure en métal inox, posée sur le bord d’un large chemin pédestre. Elle est sobre et sécurisée. Ses formes longilignes, sa fluidité et sa luminosité interpellent de loin le promeneur.
Le socle retrace l’histoire. C’est le fondement de la relation entre les habitants des deux communes. Les messages sont authentiques, les visuels représentent la vie du jumelage.
De ce socle, l’envol d’un bouquet étoilé exprime la fluidité, le mouvement, la vitalité des populations. Les relations entre les hommes des pays européens s’accroissent, s’intensifient.
Les formes très différentes des tiges montrent la diversité des cultures, l’étoile de l’Europe est leur point commun. D’autres nations se joignent pour compléter ce bouquet de l’Europe.